Après quelques semaines particulièrement riches pour le Gruyère Racing Team, la Course de Côte Ayent-Anzère avait cette fois un parfum un peu différent. Certains de nos pilotes étaient au départ, mais les conditions météorologiques allaient rapidement compliquer le week-end et rendre les choix de pneumatiques particulièrement délicats.

Yann : quand la météo décide de jouer avec les nerfs

Toujours fidèle à sa Golf, Yann n’aura finalement eu droit qu’à une seule montée d’essais.

La pluie s’est en effet invitée juste avant la deuxième montée. Les pneus pluie sont montés, les voitures se mettent en ordre pour rejoindre le départ… avant que la montée ne soit finalement annulée.

Une deuxième montée d’essais en moins pour tout le monde, et déjà un premier élément à prendre en compte pour la suite du week-end.

La première montée de course se déroule encore sur une route complètement détrempée. Yann signe un 2’12.337, un chrono à prendre avec les précautions d’usage compte tenu des conditions.

Pour la deuxième montée, la situation évolue rapidement. La route sèche, mais Yann a conservé les pneus pluie après avoir longuement évalué la situation. Le chrono descend à 2’06.355, mais les conditions ne sont clairement plus favorables à la Golf.

Il faudra finalement attendre la troisième et dernière montée pour voir ce que la voiture et son pilote peuvent réellement faire dans de bonnes conditions. Avec une piste désormais sèche, Yann retrouve progressivement son rythme et signe son meilleur chrono du week-end en 1’52.227, mais ce chrono ne lui permet pas de retrouver celui de l’année précédente.

Au classement final, la Golf du Gruyère Racing Team termine toutefois à la 13e place d’une classe de 23 concurrents, avec un cumul de 3’58.582.

Pas vraiment le week-end rêvé donc, mais parfois, en course de côte, il faut aussi savoir accepter les journées où tout ne veut simplement pas fonctionner dans le bon sens.

Dylan : bien négocier le changement de conditions

Dans la même classe InterSwiss 1601 → 2000 cm³, Dylan et sa Clio 3 Cup ont eux aussi dû composer avec une météo pour le moins capricieuse.

La première montée chronométrée, disputée sur une piste encore complètement mouillée, se solde par un 2’16.393. Mais les conditions évoluent rapidement et, pour la deuxième montée, Dylan fait le choix de conserver les pneus slicks. Un pari qui va s’avérer payant puisque le chrono tombe à 1’59.178, alors que la route continue de sécher.

La dernière montée confirme cette bonne adaptation aux conditions avec un excellent 1’53.304.

Au classement final, Dylan décroche une belle 8e place sur 23, avec un cumul de 3’52.482. Une performance solide dans une classe particulièrement disputée, et surtout un week-end où il aura fallu savoir lire la route presque autant que maîtriser la voiture.

Finalement, cette édition d’Ayent-Anzère aura surtout été une affaire de météo, de pneus et de capacité à s’adapter rapidement à une route qui changeait constamment. Pas forcément le week-end le plus simple pour nos deux pilotes, mais loin d’être un mauvais résultat non plus.