Après les dernières courses de côte particulièrement riches en kilomètres et en expérience, Hervé Villoz et sa Dallara F302-04 étaient ce week-end du côté de Lyon, pour une édition pas comme les autres de la Course de Côte Limonest-Mont Verdun : la 100e !
Une édition anniversaire qui a visiblement été à la hauteur de l’événement, avec une météo idéale, une organisation particulièrement investie et surtout une belle ambiance tout au long du week-end. Le samedi soir, l’atmosphère était même franchement festive, avec notamment un superbe feu d’artifice dont Hervé nous a rapporté quelques images.
Mais avant de penser à la fête, il fallait surtout apprivoiser les 2,8 kilomètres du parcours.
Une progression qui devient une habitude
La première montée d’essais sert, comme souvent, à prendre les premières marques : Hervé signe un 1’48 ».
La deuxième permet déjà de faire tomber quelques secondes avec un 1’43 ».
Puis vient la course.
1’40 » sur la première montée chronométrée, puis 1’38 » sur la deuxième. Hervé confirme ce chrono lors de la troisième montée, avec à nouveau 1’38 ».
Une nouvelle fois, la progression est particulièrement intéressante : montée après montée, le président du Gruyère Racing Team semble gagner en confiance et en compréhension de cette Dallara qui, course après course, devient décidément de plus en plus familière.
Et cette fois, le tracé de Limonest-Mont Verdun offrait également quelques passages rapides permettant de mettre à profit l’expérience accumulée lors des dernières courses, notamment aux Rangiers, où Hervé avait pu commencer à mieux comprendre l’importance de l’aérodynamique sur une monoplace de ce type.
Quand une pierre décide de s’inviter à la fête
Pour une fois, une quatrième montée était au programme. Et, pour une fois également, Hervé n’a pas été arrêté par une annulation ou une interruption…
Mais il aurait peut-être préféré que cette quatrième montée se déroule comme les trois précédentes. 😅
Dans le dernier virage à gauche, Hervé retarde fortement son freinage et aborde le virage avec beaucoup de vitesse. La Dallara part alors en survirage, mais le pilote parvient à bien contre-braquer et à récupérer la voiture.
Le problème, c’est qu’une petite partie de la Dallara reste encore dans l’herbe. Et cette petite partie va malheureusement rencontrer une pierre nettement moins coopérative que le reste du parcours.
Résultat : l’aileron avant est endommagé et finit sous la voiture, empêchant Hervé de repartir.
Sur les images, la scène est plutôt spectaculaire. Mais heureusement, le bilan reste finalement assez léger : la mécanique est intacte et les dégâts se limitent aux éléments en fibre à réparer.
Une petite mésaventure qui vient interrompre une progression particulièrement intéressante, mais qui ne change pas l’essentiel : course après course, kilomètre après kilomètre, le président du GRT continue son apprentissage de la F3 et repousse progressivement ses propres limites.
Et cette fois encore, la Dallara aura eu droit à quelques kilomètres supplémentaires… avant qu’une pierre ne décide qu’il était temps de rentrer au paddock !




