Après Aurel, Jérôme Stettler retrouvait ce week-end le Challenge SEAC d’autocross, cette fois sur le circuit de Veynes, dans les Hautes-Alpes, pour une nouvelle étape particulièrement animée de la saison.

Sur un tracé en terre où l’adhérence peut rapidement évoluer au fil des passages, il fallait une nouvelle fois savoir s’adapter. Et à Veynes, Jérôme allait avoir droit à peu près à tout : de l’eau, des changements de trajectoire, des contacts, quelques frayeurs et, finalement, une demi-finale obtenue de haute lutte.

Une première manche d’essais pour prendre les marques

La première séance d’essais donne déjà une indication intéressante : Jérôme se classe 18e sur 37, mais sait parfaitement où se trouvent les secondes à aller chercher.

Dans certaines courbes, il estime ne pas encore passer suffisamment vite et constate également une tendance à perdre l’avant de la SprintCar. Les pilotes Fernando et Bruno sont environ deux secondes devant lui, ce qui lui donne une référence assez claire pour la suite.

Le travail est donc identifié. Il ne reste plus qu’à trouver le moyen de le concrétiser en piste.

De l’eau, des tear-off et une première remontée

Pour la première manche qualificative, Jérôme part 5e.

Le départ est bon et il ressort même 5e du premier virage. Mais une mauvaise trajectoire sur une partie humide lui fait progressivement perdre des positions. Comme si cela ne suffisait pas, les tear-off de sa visière décident de partir pratiquement tous en même temps, réduisant sérieusement sa visibilité.

Il termine finalement 8e sur 12.

Pas exactement la manche rêvée, mais Jérôme préfère retenir le positif : compte tenu des conditions, il est plutôt content d’avoir limité les dégâts.

La deuxième manche sera nettement moins favorable.

Parti 8e, il termine 12e sur 13, après s’être fait piéger par l’arrosage de la piste. La bonne trajectoire était cette fois tout à droite, à l’extrême droite même…

« On ne parle pas politique ! » plaisante Jérôme. 😅

Après deux manches, il se retrouve 29e sur 37, toujours qualifié provisoirement pour les demi-finales, mais avec une dernière manche qualificative qui s’annonce décisive.

La qualification « à la raclette »

Pour cette dernière manche, Jérôme s’élance en 12e et dernière position.

Voilà ce que voit Jérôme avant de prendre le départ:

Et cette fois, il va faire une belle remontée jusqu’à la 7e place.

Mais dans une portion rapide, plusieurs concurrents se retrouvent impliqués dans des contacts et des tête-à-queue. Jérôme n’échappe pas au chaos : pris dans le groupe, il se retrouve arrêté face au rail.

Il parvient à repartir, mais tout est à refaire.

Il termine finalement 9e sur 12 et se retrouve 30e au classement général des qualifications.

Juste assez pour décrocher son billet pour la demi-finale.

Une qualification obtenue, comme le dira Jérôme lui-même, « à la raclette » !

La SprintCar passe alors par une grosse révision, car les différents contacts ont laissé quelques traces. Mais les éléments essentiels sont toujours là : on y croit.

Une demi-finale qui s’arrête dès le premier tour

La demi-finale commence pourtant sous de bons auspices.

Mais dès le premier tour, dans le dernier virage, Jérôme est accroché par un autre concurrent. Le contact est suffisamment important pour mettre sa direction complètement hors position.

Et le plus étonnant dans l’histoire arrive juste après.

Le pilote qui vient de l’accrocher demande tranquillement à Jérôme de venir le pousser pour lui permettre de repartir.

Après l’avoir envoyé dans le décor, il fallait visiblement encore compter sur sa victime pour terminer la manœuvre ! 😅

Jérôme, lui, décline poliment l’invitation.

La SprintCar reste finalement immobilisée jusqu’à la fin de la manche et l’aventure s’arrête là, dès le premier tour de cette demi-finale.

Une SprintCar qui aura été mise à rude épreuve

Les photos prises après les différentes manches permettent de mesurer un peu mieux ce que la voiture a dû encaisser durant le week-end : barres latérales déformées, protection de chaîne arrière pliée et autres traces des nombreux contacts.

Et Jérôme résume d’ailleurs parfaitement la situation en regardant les dégâts :

« Voilà à quoi ça sert une barre latérale. » 😄

Au final, la déception est forcément présente, surtout après avoir réussi à atteindre les demi-finales dans un contexte aussi mouvementé.

Mais Veynes aura une nouvelle fois offert à Jérôme un week-end riche en expérience, en bagarre et en émotions.

Et surtout, il aura encore une fois démontré cette capacité à ne jamais vraiment abandonner : même après une manche ratée, même après un contact ou un problème de visibilité, il continue à chercher les places une à une.

Cette fois, la course s’est arrêtée un peu trop tôt.

Mais connaissant Jérôme, il y a fort à parier qu’il sera déjà prêt à remettre ça lors de la prochaine occasion.